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La diversification alimentaire

vendredi 25 janvier 2013, par Marie-Sophie

A partir de 6 mois

L’introduction d’aliments autres que le lait avant l’âge de 4 mois multiplie par deux le risque d’allergie alimentaire dans les mois et les années qui suivent.

Si l’un des deux parents est allergique, il est préférable de repousser à 6 mois la diversification de son alimentation et même à 1 an l’introduction des aliments les plus allergéniques (oeuf, kiwi, céleri, fruits de mer, poissons) et à 3 ans celle des fruits à coques (noix, noisettes).

Une diversification trop précoce expose également l’enfant à des risques de carences en calcium, en acides gras essentiels et en fer. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’introduction de nouveaux aliments entraîne une réduction de la consommation de lait infantile et donc des nutriments qu’il contient.

La diversification doit se faire progressivement tout en gardant au moins deux à trois biberons de lait quotidiens jusqu’à 10 ou 12 mois de l’enfant. Rien ne presse ! Votre bébé doit en effet s’habituer aux nouvelles textures mais aussi à la cuillère ... et ça, c’est pas si facile !

de 12 à 36 mois

A cet âge-là, les enfants sont curieux. C’est donc le moment idéal pour leur faire découvrir de nouvelles saveurs tout en adaptant les quantités d’aliments.

Quelque soit leur appétit, il est primordial de maintenir une alimentation lactée à base de lait de croissance : 500 ml par jour.

Enfin, n’oubliez pas de répartir l’alimentation en quatre repas, pris à table : un petit-déjeûner, un déjeûner, un goûter et un dîner.

Montrer à votre enfant que vous appréciez les bons plats, tout en variant les plaisirs.

DE 3 à 6 ANS

L’enfant continue d’évoluer et notamment de grandir. Ses besoins en nutriments, en vitamines et en minéraux progressent car, scolarisé, il se dépense de plus en plus. Il a toujours besoin de 4 repas équilibrés, notamment du goûter qui lui permet d’attendre le dîner étant un peu rassasié.

Quelque soit son âge, ne le forcez pas à finir son repas. En effet, mieux que les adultes, les enfants savent réguler leur consommation en fonction des signaux de faim. Dites-vous bien que votre enfant, à cet âge-là, ne se laissera jamais mourir de faim. Le forcer à rester devant son assiette jusqu’à ce qu’il ait fini ne fera que renforcer son comportement négatif vis-à-vis de l’alimentation.

Pour participer à l’apprentissage du plaisir, il est conseillé d’inciter son enfant à goûter ce qui lui est proposé. Rien à faire ? Tant pis, s’il n’a vraiment pas fain, il mangera mieux au prochain repas.

Attention, il est inutile de le priver de dessert car loin d’être une récompense, la compote ou le yaourt font partie du repas.