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Première éducation

lundi 28 janvier 2013, par Marie-Sophie

L’éducation commence avec la vie
La mère est la première éducatrice. Elle tiendra à honneur de ne se décharger sur personne du soin d’élever son enfant.

La formation des habitudes
L’enfant crie en naissant ; il crie ensuite pour marquer un besoin, une souffrance, une sensation désagréable. Mais si l’on n’y prend garde, il criera bientôt par caprice ou par malice. Si l’on apaise ses cris par un moyen factice comme la sucette énervante et malpropre, comme le balancement du berceau, ou la promenade sur les bras, il prendra l’habitude de crier pour obtenir satisfaction.

Lorsque l’enfant crie, la maman doit s’assurer si ses cris sont justifiés par un malaise, une gêne et, dans ce cas, en faire cesser la cause ou, tout au moins, y apporter remède dans la mesure du possible. Dans le cas contraire, elle se dira que l’enfant qui crie développe ses poumons, tandis que l’enfant qui suce indéfiniment, irrite son système nerveux et s’isole dans une habitude égoïste qui peut avoir de fâcheuses conséquences. La maman, du reste, saura vite trouver le mot ou le geste qui apaise l’enfant qui souffre et les cris cesseront bientôt.

Dès les premiers jours de sa vie, l’enfant sera soumis à une règle déterminée d’avance pour ses repas, pour son sommeil, pour les soins qui lui sont nécessaires. On ne transgressera cette règle qu’en cas de nécessité absolue : on ne la modifiera que sur avis du médecin

Habitudes de propreté
L’enfant tien tenu, changé après chaque évacuation, supporte mal la sensation désagréable produite par les langes souillés. Très vite, il s’habitue à céder aux sollicitations de la maman qui le présente sur le vase avant chaque tétée. Cette pratique a le double avantage de ménager le linge et de régulariser les fonctions intestinales du bébé.
L’enfant bien dirigé ne salit plus qu’exceptionnellement ses souches à partir du cinquième mois.

Sensibilité et caractere
Chaque enfant tient d’un atavisme lointain les éléments de sa sensibilité et de son caractère ; c’est pourquoi les frères et soeurs élevés ensemble par les mêmes parents peuvent être très différents les uns des autres, tout en présentant des similitudes de détail.

Toutefois, on ne saurait nier l’influence du milieu dans lequel grandit l’enfant, sur les réactions extérieures de sa sensibilité, de son caractère, ni les modifications profondes qui peuvent résulter de la première éducation.
Tout petit, l’enfant sourit à un sourire et la tendresse dont on l’entoure aide à l’épanouissement de son coeur. Selon qu’il est d’un naturel timide ou d’un tempérament violent, il pleure ou se fâche lorsqu’on élève la voix.

A mesure qu’il grandit, on le voit plier sous l’injustice ou se cabrer devant elle. Mails il est toujours sensible à la douceur et admet d’instinct la loi d’équité. Le tromper, c’est l’autoriser à tromper lui-même. Lui imposer le joug d’une volonté désordonnée, c’est ou briser la sienne ou la fausser.

User à son égard de mauvais procédés, c’est l’inciter à riposter par des procédés semblables. L’éducation est faite d’exmples plus encore que de lecons.

Le milieu familial tout entier est responsable du développement moral de l’enfant, d’où la nécessité de maintenir au foyer la concorde et les habitudes de calme, de sincérité, de politesse qui constituent l’éducation.

On ne mettra point l’enfant "en nourrice" et sa présence au foyer, source de joie, créera pour chacun, dans le milieu familial, une obligation de bonne tenue et de moralité.