Accueil > Hygiène et santé de bébé > Soins aux nouveau-nés

Soins aux nouveau-nés

lundi 28 janvier 2013, par Marie-Sophie

I - Soins de propreté et vêtement

Premiers soins
Aussitôt que l’enfant est né, on procède à sa première toilette. Après avoir doucement frictonné sa peau avec la main enduite d’un corps gras (vaseline ou à défaut jaune d’oeuf), on le met dans un bain à 37° et on le lave rapidement avec une éponge très fine et très propre ou des tampons d’ouate.

On emploira pour le bain de l’eau bouillie descendue naturellement à 37°, sans addition d’eau froide. Le premier bain doit être donné par une personne expérimentée.

Les yeux du nouveau-né sont en grand danger lorsqu’il se produit une irritation de la paupière, avec inflammation. C’est pourquoi on touche les paupières avec précaution, au moyen de tampons d’ouate imbibés d’un liquide aseptique qui peut être du jus de citron.
L’ophtalmie des nouveau-nés est une affection grave qui peut rendre l’enfant aveugle. Les plus grandes précautions doivent être prises pour l’éviter et un médecin doit être immédiatement appelé, si ele est à craindre.

Bain quotidien
Le nouveau-né a un corps qui se défend mal contre la déperdition de chaleur, d’abord parce que , par comparaison avec l’adulte, se surface est très grande par rapport à son volume ; ensuite, parce que le fonctionnement de la peau est encore imparfait. Il importe de le tenir en parfait état de propreté corporele, afin de faciliter les échanges entre l’air et le sang et de régulariser la circulation.

Un bain mal donné peut avoir des conséquences graves, de même qu’un bain donné à un bébé qui se rouve dans de mauvaises conditions de santé : un bébé enrhumé, un bébé commençant une fièvre éruptive, etc. Aussi la maman doit-ele, autant que possible, donner le bain elle-même en choisissant l’heure qui lui convient, par rapport à ses occupations ; elle s’assurera que l’eau est bien à la température de 37°, que tout est préparé pour que l’enfant soit rapidement habillé à sa sortie du bain. Elle se rendra compte qu’il y a bien deux heures écoulées depuis la dernière tétée. Pendant le bain, elle évitera tout mouvement brusque pouvant effrayer l’enfant ou le mettre en colère, car il importe que le bain agisse comme calmant du système nerveux.

Le bain journalier est pour l’enfant un bienfait mais doit être donné avec précaution. A la fin de la deuxième année, on le remplace par le tub quotidien (lavage au gant de toilette) et le bain hebdomadaire.

Lotions
La peau de bébé, très fine, se coupe et s’excorie facilement, surtout aux points où ele est irritée par les matières fécales et les urines. Le visage et les mains sont exposés aux poussières et aux contacts malpropres.
On lavera plusieurs fois par jour le visage et les mains du bébé avec de l’eau bouillie froide et au moyen de tampons d’ouate. Après chaque évacuation, on lotionnera, par le même procédé, les parties souillées en insistant dans les plis ; après essuyage, on saupoudrera de poudre de talc afin d’assuer le complet assechement.

Mode de vêtement
Le squelette du nouveau-né n’est qu’en voie de formation, aussi le petit corps mou paraît avoir besoin d’être soutenu. C’est ce qui explique que, si longtemps, on ait cherché à lui donner une rigidité factice à l’aide du maillot. On espérait, par là, évier les déformations des os et aider la nature. Aujourd’hui, il est admis, au contraire, que l’enfant a besoin pour se développer normalement de conserver toute la liberté de ses mouvements ; aussi -t-on modifié son habillement.
Le maillot est un mode d’habillement définitivement prohibé, remplacé par le corselet et a couche-culotte, utilisable dès la naissance pour tout bébé de force moyenne.

Il n’en reste par moins que le système osseux du nouveau-né est peu résistant et qu’il y a lieu de prendre des précautions pour ne pas déformer les bras et les jambes des bébés en les habilant. L’opération est rendue facile par la forme ample des manches et par la souplesse des tissus.
Le froid est le grand ennemi du bébé dont le ventre devra toujours être préservé et soutenu au moyen d’une bande de flanele, le tronc tenu chaudement et les membres couverts pour éviter toute déperdition inutile de chaleur.
Le vêtement de l’enfant sera coposé de lusieurs enveloppes superposées dont l’une, au moins en laine, sera isolée du corps par une chemise lessivable et recouverte d’une robe lavable, en tissu non effilochable..

II - Gymnastique - Promenade - Sommeil

Gymnastique du bébé
Les premiers mouvements de l’enfant ne sont que des mouvements de réaction ; il ne remue que si on le touche. Peu à peu, les mouvements deviennent volontaires : il faut, autant que possible, que ces mouvements soient exempts de toute contrainte.
L’enfant se développe d’autant plus normalement qu’il est plus longtemps étendu avec la possibilité de remuer bras et jambes.

Dans l’intevalle du sommeil, des tétées et des proMenades, on le laissera sur son lit ou sur un tapis. Pour le prendre, on évitera de le saisir par les extrémités ou par les épaules. On glissera avec précaution la main gauche sous son dos, de manière à former une gouttire que le bras prolonge, et on le soutiendra de la main droite. On ne doit asseoir l’enfant sur le bras que lorsqu’il est assez vigoureux pour se tenir assis par terre, c’est à dire lorsque sa colonne vertébrale et ses reins peuvent supporter cet effet, généralement vers 4 ou 5 mois.

Pendant toute une longue période de tâtonnements, le bébé essaie de conquérir son équilibre dans le but de se développer pour se diriger vers les objets qui l’attirent. Il se traîne d’abord, puis marche à quatre pattes, enfin se dresse debout et fait ses premiers pas. Au cours de toute cette période et jusqu’à ce que l’enfant marche avec assurance, il est prudent de l’entourer d’un parc à bébé, simple galerie à claire-voie qui l’isole de tout ce qui pourrait constituer pour lui un danger. Dans ce parct, il trouve des jouets inoffensifs, en nombre suffisant pour l’occuper et l’inciter à se mouvoir. Les bords de la claire-voie lui servent de point d’appui quand il tente de marcher.

Le bébé vigoureux et bien portant marche entre douze et dix-huit mois. Tout enfant qui ne marche pas à vingt mois doit être examiné par un médecin : C’est un enfant malade ou mal nourri.

Promenade
L’enfant vivant dans une chambre maintenue à une température de 16 à 18°, on le sortira avec précaution, surtout s’il est né dans la mauvaise saison. Autant que possible, on le vaccinera avant la première sortie. Les premières pormenades seront courtes, faites par temps clair, aux bonnes heures du jour. L’enfant s’aguerrit vite et supporte facilement des températures basses, dans un air sec, à conditon d’être bein couvert et d’avoir le visage protégé par un voile.

Pour le transport de l’enfant, rien ne vaut les bras qui lui font un nid chaud et lui évitent des secousses nuisibles à son cerveau délicat. Touefois, une voiture haute, sur roues caoutchoutées, bien suspendue et à capote mobile, présente toutes les garanties de confort, à condition que des bouillottes bien isolées y maintiennent une température suffisante.

C’est toujours commettre une imprudence que d’emporter le bébé dans les foules, particulièrement dans les magasins et les lieux publics. De même faut-il éviter, dans la mesure du possible, d’utiliser avec lui les transports en commun, tramways, trains, surtout lorsque ces moyens de transport suivent une voie souterraine. L’enfant y court tous les risques d’une promiscuité inévitable et y respire un air chargé de poussières et de microbes.

Les sorties de bébé doivent être préparées pour lui. Les parents ne sauraient trouver de plaisir dans un déplacement, dans une fête qui compromettrait la santé de leur enfant.

Sommeil
Dans son lit bien blanc, suffisamment chauffé, on couche l’enfant, tantôt sur un côté, tantôt sur l’autre, afin de ne pas nuire au développement harmonieux de la tête, on ne le couche jamais sur le dos, par crainte des régurgitations toujours possibles.

Il ne faut par fermer les volets pendant le jour, la lumière bienfaisante active les oxydations et détruit les microbes. Il ne faut pas agiter la couchette : chez l’enfant bien soigné et bien portant, le someil vient normalement et dure longtemps.

Pendant les deux premières années, la durée du sommeil de l’enfant, dans l’espace de 24 heures, va en décroissant de 20 à 15 heures. Labsence de sommeil est généralement l’indice d’un trouble de la santé de l’enfant et une menace pour l’équilibre de son système nerveux.